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Malgré un début de prise de conscience, le rôle majeur que joue l’audition dans l’équilibre de notre santé et de notre vie sociale reste encore trop méconnu et l’oreille demeure le parent pauvre du suivi médical des Français. L’oreille et l’audition doivent être intégrer aux bonnes pratiques d’hygiène de vie et de santé, au même titre que la nutrition, les risques cardio-vasculaires ou l’ophtalmie.

 

 

 

 

 


Notre audition, un facteur clé de notre santé notre vitalité repose sur une équation simplissime : « bien entendre = bien comprendre ». En effet, l’audition revêt 3 fonctions fondamentales.

  • Tout d’abord, l’alerte. Grâce à une bonne acuité auditive, il est possible d’analyser la provenance d’un son et la qualité de son émetteur afin de pouvoir se prémunir d’un danger. Cette fonction est donc directement reliée aux instincts de survie. Une simple gêne auditive empêche d’être rassuré. C’est pour cela qu’un phénomène d’anxiété peut surgir en cas de perte auditive non prise en charge.
  • Ensuite, l’audition permet l’accès à la communication orale. Bien comprendre facilite l’accès à l’oralité et aux possibilités de converser avec les autres. Il s’agit d’établir l’écart entre entendre et bien entendre.
  • Enfin, et c’est l’une des fonctions les moins connues, l’audition est aussi à relier aux émotions. En effet, dès la vie foetale, les sons sont rattachés à un filtre « agréable » « désagréable », la perception. Celle-ci est personnelle. Nous sommes également émetteurs de sons empreints d’émotions grâce à la modularité de la voix.

 

Chaque jour, nos modes de vie challengent la capacité de notre cerveau à bien comprendre. Par exemple, le bruit et les expositions sonores omniprésentes qui vont provoquer un « stress acoustique » au niveau des cellules sensorielles de l’oreille. Autre exemple : l’écoute de musique via les écouteurs bien souvent à fort volume et sur longue durée. Enfin, dans certains cas, une mise en danger de notre audition comme lors d’activités de loisirs (discothèque, concert, courses de karting, chasse, bricolage…) ou lors de pratiques professionnelles dans les secteurs dits exposés au bruit (au-delà de 80 dB pendant 8 heures d’exposition). De simples bonnes pratiques reposant sur le repos auditif, la gestion de la dose de son, le port de protections individuelles contre le bruit permettent de respecter l’écologie de l’audition contribuant à être en forme et à le rester, toute chose égale par ailleurs.


Notre audition, une clé de vitalité trop absente du suivi santé Encore 2 Français sur 3 n’ont jamais réalisé de bilan complet de leur audition chez le médecin ORL (*).
D’autre part, à partir de 50 ans, un phénomène naturel survient, la presbyacousie. Il s’agit de l’usure naturelle des cellules sensorielles de l’oreille amenant une perte d’acuité auditive et donc un trouble
de l’audition. De récentes études (**) ont démontré qu’une prise en charge de ce phénomène contribuait au bien vieillir.

En résumé, prendre soin de son audition, c’est prendre soin de soi.

(*) Enquête Ifop – JNA de mars 2018 « Acouphènes et hyperacousie : quelles réalités ? » (**) Etude du Pr. Frank Lin, Centre John Hopkins 2011 et étude du Pr. Hélène Amiéva, Inserm de Bordeaux 2016